Merci qui?
La prière dominicale est là pour que nous prenions le temps, le temps de nous retourner sur les évènements de notre vie, petits et grands, récents ou plus anciens, pour les offrir à Dieu ; Celui que le Christ nous apprend à connaître et à aimer : un Dieu qui libère, qui réintègre dans la communauté, un Dieu qui pardonne. Un Dieu sauveur. Un Dieu Père.
Merci qui ?
La pointe de l’évangile, elle est dans ce mot du Christ au lépreux reconnaissant : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé. »
Ta foi ! Alors qu'il ne s'agit pas d’un bon juif mais d'un Samaritain, un étranger, qui n'a justement pas une foi très orthodoxe, qui ne prie pas le Dieu d’Israël en son Temple à Jérusalem mais ailleurs, sur le mont Garizim. Alors qu’il s’agit d’un homme au banc de la société, stigmatisé par cette maladie repoussante. Enfin, et c’est un comble, Jésus va jusqu’à lui attribuer le mérite de sa guérison : « Ta foi t’a sauvé. »
Le temps des cerises

Le temps des cerises
Agir en secret, se parfumer pour un rendez-vous… Pourquoi nos exercices de piété ont-ils souvent un goût de carême, alors qu’ils devraient respirer un parfum d’adolescence ? N’entendons-nous pas, dans l’évangile, un écho de ce temps des premiers rendez-vous d’amour, quand il importe que personne n’en sache rien, ni les amis, ni les frères et sœurs, ni surtout les parents qui ne comprendraient rien. Alors on prétexte d’aller travailler chez un ami pour couvrir le rendez-vous secret. On guette fiévreusement le courrier pour être le premier à trouver cette lettre tant attendue, afin qu’elle ne suscite pas la question indiscrète de maman, le sourire amusé de papa. On met même, pour la première fois, un peu de parfum pour plaire à l’être aimé – mais pas trop, de crainte d’être repéré.
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