Du silence à l'espérance
Marie Madeleine a-t-elle crié de douleur devant le corps sans vie de Jésus ? Peut-être. Avant d’entrer dans le silence, devant le tombeau. Elle est là, à quelques mètres, discrète. Elle regarde. Attend-elle quelque chose ?
Un arbre hospitalier
« Quand est-ce qu’on arrive ? J’ai faim ! » L’oisillon s’impatiente, parti tôt le matin, avec toute sa famille. A peine sorti du nid, et déjà embarqué dans un vol au long cours. « Juste une petite pause alors. » Sur un champ à peine ensemencé ils se posent et s’ébrouent. L’oisillon n’en croit pas ses yeux qu’il frotte énergiquement à tire d’ailes : « que de graines ! » et se met à picorer.
«Malheureux!, dit sa mère, arrête cela tout de suite ! » « Mais maman, toutes ces graines, c’est providentiel ! » « Prends patience. Plus tard tu comprendras ». Soudain, le soleil se lève, dardant droit ses rayons. Le vent du sud mugit, drainant une mer de sable sur la plaine dénudée. L’oisillon a peur. « Allons, dit le père, nous repartons ! »
Un Dieu à nos pieds
En lavant les pieds de ses disciples, Jésus s’est abaissé au rang des esclaves. Il a voulu leur montrer que le véritable amour est service, que la véritable autorité est humilité. Et c’est ce chemin-là qu’ils sont appelés à emprunter, à sa suite. Bien que l’Évangile ne nous en dise rien, nous imaginons sans peine la confusion qui a pu naître dans l’esprit des disciples, et les questions qu’ils se sont posées : mais qui est-il ? Maître, ou esclave ? Roi, ou serviteur ?
Rameaux
Va petit âne, va de-ci de-là…
Curieuse mise en scène ! Jésus aurait pu trouver mieux pour son entrée à Jérusalem ! Il est attendu par la foule agglutinée pour l’acclamer… Sa réputation le précède mais jusque-là, Jésus évitait plutôt la foule qui voulait l’enlever pour le faire roi (Jn 6, 15). Ses disciples ont bien essayé de le dissuader de revenir en Judée où l’on voulait le lapider (Jn 11, 8). Non, Jésus avance, déterminé. Têtu comme l’âne sur lequel il s’est assis ?
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