Le sang est une réalité vitale pour l’organisme. Il revêt une force symbolique extraordinaire dans toutes les cultures – et dans la Bible, comme on le voit dans les trois lectures du dimanche du Corps et du Sang du Christ, année B (6 juin 2021). Communier au sang du Christ est un geste lourd de signification…
Communier : recevoir la vie
Le sang, c’est la vie”, dit la Bible (Genèse 9, 5). Si le sang infesté par la maladie peut être fatal, le sang indemne donné sauve des vies.
Jésus a voulu que le don de son sang versé pour nous soit source de vie éternelle. “Si vous ne mangez pas ma chair, si vous ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous” (Jean 6, 53). Communier, c’est recevoir le sang du Ressuscité, le sang du Donneur universel de vie.
Dans l’Eucharistie, une réelle et divine transfusion s’opère en nous, pour que nous devenions des vivants et, à notre tour, des donneurs de vie. “Lui, Jésus, a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères” (1 Jean 3, 16).
L’importance du cœur
« Dans ce monde liquide, il est nécessaire de parler à nouveau du cœur, d’indiquer le lieu où toute personne, quelles que soient sa catégorie et sa condition, fait sa synthèse ; là où l’être concret trouve la source et la racine de toutes les autres forces, convictions, passions et choix (…) Si le cœur est dévalorisé, alors parler avec le cœur, agir avec le cœur, mûrir et prendre soin du coeurnest également dévalorisé. Lorsque la spécificité du coeur n’est pas prise en compte sont perdues les réponses que l’intelligence à elle seule ne peut donner, perdue la rencontre avec les autres, perdue la poésie. Et nous passons à côté de l’histoire et de nos histoires, car la véritable aventure personnelle est celle qui se construit à partir du cœur. À la fin de la vie, c’est tout ce qui comptera. »
Pape François, Dilexit nos, encyclique sur le Sacré-Cœur, n° 9 et 11, 24 octobre 2024
La fête de la Trinité est une des fêtes les plus enthousiasmantes de notre liturgie, même si, osons le dire, elle jette plus d’un fidèle et plus d’un pasteur - qui doit préparer son homélie - dans la perplexité. Car si je sais bien depuis que je fais le signe de croix qu’il y a un Père, un Fils et un Saint-Esprit, le comment de leur divine conversation m’échappe. Alors comment dire Dieu ? Le mieux, c’est de l’écouter.
Le 29 mai 1996, huit jours après l’annonce de l’assassinat des moines de Tibhirine, La Croix publie le testament spirituel de Christian de Chergé, que sa famille a remis au journal quelques jours auparavant. Ce texte, datant de 1994, où le prieur envisage sa mort, est considéré comme l’un des grands textes spirituels du XXe siècle.
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Marie-Madeleine a-t-elle pris Jésus dans ses bras ? L'évangile ne le dit pas. Mais on peut le supposer car sinon, pourquoi lui aurait-il demandé de ne pas le retenir ? Quoi de plus naturel, dans sa joie immense de se retrouver face à Jésus ressuscité, alors qu'elle était en larmes devant le tombeau vide, que de vouloir le toucher, l'embrasser ? Jésus ne la repousse pas, mais il ne s'attarde pas non plus. Il doit partir vers son Père, notre Père.