Communauté de Paroisses St. Gabriel Val de Sarre Nord

 

 

Toussaint 2026

Une affiche avec des saints dans une église orné de fleurs blancsC’est une banalité de dire que l’homme est en quête de bonheur et que c’est même là sa quête première et permanente. Être heureux est le meilleur état qui soit et l’amour vrai, la charité consiste à rendre heureux les autres, en particulier nos proches. Ce qui diffère ensuite, entre nous, c’est la définition et l’approche que nous avons du bonheur. Et ce n’est pas un détail anodin surtout après avoir entendu le texte d’Evangile des béatitudes lequel bouscule, pour le moins, nos visions.


Nos contemporains, et peut-être nous-mêmes, confondent bonheur et bien-être ou bonheur et plaisir, ou encore bonheur et argent. En fait, ce n’est pas nouveau. La nouveauté c’est qu’il y a une multitude de propositions aujourd’hui vantant les mérites de telles ou telles pratiques, dont beaucoup sont ésotériques et donc contraires à l’Esprit de Dieu, et qui promettent monts et merveilles à celles et ceux qui les adopteraient. 

Le vide spirituel d’une grande majorité, ajouté à un stress continu et une carence affective pour diverses raisons, conduit à égarer dans des paradis illusoires beaucoup de personnes. La liste des pseudo thérapies ou techniques plus ou moins farfelues est longue, très longue… et combien, malheureusement, y passent du temps, y perdent du temps. Et que dire de cette libéralisation ou banalisation de l’acte sexuel qui était censé apporter un épanouissement et qui, en réalité, produit toutes les dérives que nous connaissons et dont beaucoup, hypocritement, s’offusquent. Enfin, si un nombre croissant souffre économiquement et peine à joindre les deux bouts, les autres sont-ils plus heureux pour autant ? Les enfants issus de milieux dit aisés sont-ils plus heureux que les autres ? Parmi nous, ceux qui ont voyagé ou séjourné dans des pays dits pauvres peuvent témoigner que leur joie de vivre et leur hospitalité bousculent nos schémas mentaux !

Jésus liste plusieurs chemins pour être heureux. Des attitudes, des actions, des gestes, des dispositions qu’il considère comme des lieux de bonheur. Et, il faut reconnaître que aussi belles et poétiques soient ses propositions, elles sont surtout déstabilisantes, déroutantes, voire même décalées… Pourtant, elles sont là, prononcées ouvertement, à jamais proclamées jusqu’à la fin des temps. 

Alors, prenons le temps d’en garder une, d’en choisir une, d’en retenir une, et, cette semaine, de la méditer dans notre prière, de creuser son sens, de chercher ce qui a déjà été écrit à son sujet. Prenons le temps, premièrement dans la prière personnelle, de permettre au Seigneur de faire grandir notre relation avec lui. Car, et ce n’est pas un secret ou un scoop mais une vérité évangélique : notre bonheur, c’est Lui, sa personne, sa parole efficace, sa présence. Et il se trouve que nous avons tout cela dans l’Eucharistie. Lieu de notre bonheur donc, et par là-même, de notre sainteté présente et en devenir. Soyons toujours au rdv !