Communauté de Paroisses St. Gabriel Val de Sarre Nord

 

 

Comme souvent, Jésus commence par une parabole pour capter l’attention, pour susciter l’écoute, pour illustrer une réalité ou un évènement. 

Ici, il s’agit de mettre les grands-prêtres et les anciens du peuple devant leur propre réaction – ou plutôt non réaction – alors qu’ils sont témoins de la conversion de personnes marginalisées, en marge de la Loi religieuse, et qu’eux-mêmes, malgré cela, campent sur leur positions et leurs jugements. Ils refusent de reconnaitre qu’à travers la personne de Jean le Baptiste, c’était Dieu qui s’adressait à son peuple. Ils refusent de voir que le plus beau des signes, le plus grand des signes, autrement dit miracle, c’est précisément la conversion du pécheur, c’est-à-dire son rejet d’une vie contraire à la volonté de Dieu, sa repentance et sa joie retrouvée dans une relation apaisée avec Dieu et avec les autres.

Et que dire des paroles et gestes de Jésus qui ont touché tant de personnes, transformé leurs vies, opéré parfois des guérisons physiques. Hier, comme aujourd’hui, le Seigneur agit et continue de visiter nos cœurs pour nous offrir, avec sa Présence, la Paix et la Joie qui viennent du Ciel. Encore faut-il lui accorder un peu de temps, quotidiennement, pour qu’il opère en nous les changements nécessaires et nous sanctifie ; encore faut-il être à l’écoute de sa Parole, légitimement et fidèlement reçue puis transmise par son Eglise.

Les grands-prêtres, comme les anciens du peuple, étaient si enfermés dans leur savoir, dans leur interprétation qu’ils devenaient incapables d’accueillir la nouveauté de Dieu lequel, évidemment ne change pas au gré du temps, mais nous conduit plus avant, plus profondément, dans son plan d’amour, dans son projet grâce à la Révélation faite une fois pour toute en son Fils ; révélation qui reste, sans cesse, à accueillir, à découvrir, à parcourir. Nous savons très bien comment Jésus a résumé la Loi et les Prophètes, c’est-à-dire tout l’enseignement reçu à son époque, par ce double commandement d’amour de Dieu et du prochain. Nous savons très bien qu’en essayant d’appliquer cela, à la manière du Christ, nous sommes sur la bonne voie.

Le Seigneur Dieu nous appelle, nous attend – et il est patient – afin de nous permettre d’être véritablement heureux. Que nous soyons déjà en chemin avec lui, que nous ayons emprunté des routes sans issues ou des impasses, que nous nous soyons arrêtés en cours de route, le Seigneur nous appelle tous à continuer, à revenir à Lui, à nous laisser conduire. La conversion est pour tous et pour chacun. Aucun, en vérité, n’est arrivé au terme de son cheminement et même au Ciel nous continuerons d’être émerveillés par la sainte Trinité et par l’œuvre de Dieu en chacune de ses créatures. Et donc aucune lassitude ou monotonie !

Pour l’heure, nous avançons dans la foi, mais non sans signes visibles, notamment les sacrements qui soutiennent notre marche, notre avancement, éclairent notre vision, notre connaissance, fortifient notre relation à Dieu et au prochain.