Communauté de Paroisses St. Gabriel Val de Sarre Nord

 

 

« Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau », entendons-nous, à chaque messe, peu avant le mouvement de communion.

L’Eucharistie – la messe – est aussi un repas de noces, et donc de fête ; en réalité, c’est le banquet céleste, rendu visible quoique voilé, auquel nous sommes conviés ici-bas par le Christ lui-même dans l’attente de le vivre dans la pleine gloire et pleine lumière qui nous est promise. Pour l’heure, chaque dimanche, et pas seulement quand la messe a lieu au village, le Seigneur nous invite et désire, par-là, nourrir notre âme à travers cette communion au Pain de Vie, l’hostie consacrée ; communion qui passe par notre corps, indication simple mais profonde exprimant l’unité de notre personne, corps et âme, et la résurrection totale qu i est à venir. Si Jésus a voulu les choses ainsi, c’est pour notre bien, notre éducation, notre sanctification. Si Jésus nous propose de le recevoir de cette manière-là, certes bizarre et étrange, c’est son choix lequel d’ailleurs est un prolongement direct de l’Incarnation. Par l’Incarnation, en effet, le Fils de Dieu quitte la gloire du Ciel, et tout ce qui va avec, pour devenir l’un de nous, prendre la nature humaine, sans cesser d’être, évidemment, Fils de Dieu. Dans la messe, au moment des paroles de consécration, Jésus accepte de descendre sur l’autel, de changer la substance du pain en son Corps, et du vin en son Sang, et il prolonge ainsi l’Incarnation pour être avec nous, pour nous rejoindre dans notre humanité par une communion à Lui qui passe justement par la réception de son Corps livré, de son Sang versé. En disant clairement « amen » au moment de la communion, nous adhérons à cette foi, à ce dogme, à cette Présence divine si particulière. Sachant cela, il est facile de comprendre l’importance du rendez-vous eucharistique dominical, il est facile de comprendre pourquoi l’Eglise insiste tant sur ce sacrement à vivre chaque dimanche, et même davantage si on le peut. D’un côté, il y a un don immense, que les mots humains ne peuvent décrire, que l’imagination ne peut pas même concevoir, et de l’autre, il y a nous, créatures faites par amour de Dieu, pour l’amour de Dieu et pour aimer ; créatures marquées par le péché que le Seigneur vient justement sauver, relever, sanctifier. Le Seigneur Dieu désire nous unir à Lui, nous partager pleinement sa vie divine, nous offrir un héritage impossible à acquérir par soi-même. Il désire se donner, sans cesse, parce que c’est le mouvement même de l’amour, la nature même de l’amour. Il demande, en retour, que nous le laissions faire, que nous acceptions son don, sa Personne, sa Présence. Il attend de nous que nous répondions à son appel, à son désir, à son œuvre continue de transformation de notre cœur, et de tout notre être. Par la communion eucharistique, nous devenons, selon la splendide formule de St Augustin, ce que nous recevons, à savoir le Corps du Christ. N’est-ce pas merveilleux ? Ne ratons plus ce rdv !